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Social shopping: l’avenir du e-commerce!

Retrouvez ci-dessous ma chronique com.geek parue dans Cominmag, le magazine du marketing, de la communication et des médias en Suisse romande, de juin-juillet 2011:

Le web 2.0 donne un second souffle au e-commerce, notamment grâce à l’effet de levier de Facebook et ses 700 millions de membres. En témoigne la croissance phénoménale de sites comme Groupon, la socialisation des sites de e-commerce ou encore la multiplication des boutiques en ligne sur Facebook. Aider les internautes à se connecter entre eux là où ils achètent, et leurs donner la possibilité d’acheter là où ils se connectent : tels sont les nouveaux enjeux du e-commerce.

Le social shopping, ou le fait d’appliquer une dimension « sociale » au e-commerce, n’est pas un phénomène nouveau. En 2005 déjà, Yahoo! employait cette expression pour décrire l’ensemble des outils collaboratifs, tels que les évaluations ou les avis client, les listes de souhaits partagées, et tout autre conseil ou information généré par un internaute sur un produit en vente en ligne. Aujourd’hui, le domaine du commerce social s’est élargi pour inclure toute la gamme des médias sociaux utilisée dans le contexte du commerce électronique.

Ainsi un e-commerçant performant ne cherchera plus seulement à affiner sa stratégie de référencement naturel et payant dans les moteurs de recherche, mais de plus en plus à prendre avantage du web social pour se rapprocher de ses clients. Pour ce faire, deux approches possibles et compatibles : augmenter l’embouchure de l’entonnoir d’achat et bénéficier du bouche à oreille en socialisant son propre site e-commerce, ou carrément offrir la possibilité aux internautes d’acheter là où ils passent le plus de temps, c’est à dire sur Facebook.

Aider les internautes à se connecter entre eux là où ils achètent…

Début 2010, Facebook annonçait sa stratégie de colonisation sociale du web en lançant la « plateforme Facebook » et ses composants sociaux, dont le fameux bouton « Like », qui permet aux utilisateurs de s’associer à n’importe quel contenu, et « Login with Facebook », qui permet aux utilisateurs de transporter avec eux leur profil, leurs amis et leurs préférences. Levi’s était la première marque à prendre avantage de cela pour offrir une expérience d’achat plus riche sur son « Friends Store ». En intégrant simplement ces composants sur son site, Levi’s permet aux internautes de faire leurs emplettes avec leurs amis, même si ceux-ci ne sont pas physiquement présents, en profitant de leurs recommandations. De plus ce procédé élimine le fléau des formulaires d’inscription et élargit le potentiel d’acquisition: tant que les utilisateurs sont connectés via Facebook, ils peuvent facilement « aimer » un produit Levi’s et ainsi le partager automatiquement avec leurs amis sur Facebook.

…et leur donner la possibilité d’acheter là où ils se connectent !

La démarche e-commerce prend une ampleur considérable: les exemples de sites marchands intégrant une boutique sur le réseau social Facebook pullulent. De plus en plus de services offrent une solution de mini-boutique à encapsuler sur une page Facebook. Boosket est l’un d’entre eux. Il permet d’insérer un onglet « Boutique » et propose de nombreuses possibilités de personnalisation, des outils d’import de catalogue, une navigation par attributs, ainsi qu’un mécanisme de gestion des promotions. Si dans ce cas précis la transaction s’effectue sur le site e-commerce, de plus en plus de marques offrent des expériences d’achat intégrées sur Facebook. Delta Airlines par exemple a été la première compagnie aérienne à vendre des billets sur le réseau social.

L’intégration du e-commerce et du web social offrent des opportunités exceptionnelles aux commerçants du web, qui tirent profit des conversations pour générer des… conversions de ventes. Mais déjà des tendances fortes basées principalement autour du mobile et de la localisation apparaissent: Foursquare Specials, Facebook Deals, Stickybits et QR codes, autant de nouveaux enjeux à considérer dès aujourd’hui !

Nicolas Fermont

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comments

  1. reste encore à résoudre le problème du paiement lors d’un achat e-commerce puisqu’une majorité d’internautes suisses ne possèdent pas de cartes de crédit, sésame souvent incontournable pour acheter en ligne.

    Fait intéressant à mentionner: la société lausannoise SwissBilling SA propose une solution à ce problème en jouant le rôle d’intermédiaire entre cyberacheteurs et cybervendeurs afin d’autoriser une vente en ligne contre facturation dont le paiement est garanti, non plus par le client final mais par la société SwissBilling elle-même.

    Pour approfondir le sujet, je vous invite à lire ce billet sur mon blog http://www.le-blog-de-mathieu-janin.net/Le-service-SwissBilling-pourrait-bientot-supprimer-le-dernier-frein-psychologique-au-developpement-de-l-e-commerce_a120.html ainsi qu’à consulter le site de SwissBilling à l’adresse: http://www.swissbilling.ch/

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